Une importante étude sur l’empreinte génétique du cancer du sein livre enfin ses secrets. Pour un dépistage amélioré chez les femmes à risque

Une collaboration internationale d’envergure réunissant des centaines de chercheurs de partout dans le monde  a  permis  d’identifier  72 nouvelles variations  génétiques  qui  augmentent  le  risque  de  développer  un  cancer  du  sein.  Le  professeur  Jacques  Simard,  chercheur responsable du  Centre  de  recherche  du  CHU  de  Québec -Université  Laval fait partie des auteurs principaux ayant chapeauté les travaux. Le consortium international, qui regroupe 550 chercheurs de 300 instituts de recherche, a analysé les données génétiques de 275 000 femmes, dont la moitié avaient reçu un diagnostic de cancer du sein. Cette étude démontre que la proportion des cas héréditaires qui peut être prédite par des analyses génétiques double à 35 %. Les chercheurs veulent maintenant mettre sur pied un programme de dépistage qui permettrait d’identifier les femmes qui ont deux fois plus de risque d’avoir un cancer du sein dans leur vie. Le nombre total de marqueurs augmente de 108 à 180. Pris isolément, la plupart de ces marqueurs n’augmentent le risque de cancer du sein que de 10 à 30 %, mais leur effet combiné peut doubler, voire tripler ce risque. La prochaine étape est de mettre sur pied un projet-pilote permettant d’établir le risque génétique de cancer du sein chez toutes les femmes. « L’objectif est de cibler seulement les 5 % de femmes qui ont un risque de 25 % d’avoir un cancer du sein durant leur vie », soit deux fois plus que la moyenne, explique le Dr Simard. Un tel test génétique pour les 180 marqueurs identifiés jusqu’à maintenant coûterait environ 200 $ par femme, selon le Dr Simard. Il faudrait qu’elle passe ce test une fois dans sa vie, probablement à 40 ans, ce qui représente des coûts d’environ 10 millions par année.

http://plus.lapresse.ca/screens/8666270a-439d-4f24-9ed1-175da59d6169%7C_0.html?utm_medium=Email&utm_campaign=Internal%20Share&utm_content=Screen

http://www.nature.com/nature/journal/vaop/ncurrent/full/nature24284.html

http://www.nature.com/ng/journal/vaop/ncurrent/full/ng.3785.html